SSII TMA : Une SSII qui coopte à mort !
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Une SSII qui coopte à mort !

Seriacom, société de services en ingénierie informatique (SSII), mise sur la cooptation pour assurer sa croissance. Forte d’un recrutement de plus de 40 personnes par cette technique en 2007, l’entreprise développe un management de proximité, condition si

Qui a dit que les SSII avaient mauvaise presse ?

Avec 65 % de son recrutement -soit plus de 40 salariés- effectués par cooptation, la SSII, Seriacom, vient battre en brèche les idées reçues.
Qui plus est, comme l’appuie son président directeur général, Gérald Favre-Bonte : « La moitié de nos recrutements concerne des ingénieurs travaillant sur les nouvelles technologies. »

Ainsi, alors que la plupart des SSII affiche un taux moyen de turnover de 15 %, Seriacom en revendique moitié moins, soit 8 % à 9 %. Le choix de la cooptation comme méthode de recrutement y est pour beaucoup. « Nous sommes quasiment assurés que la personne cooptée sera en adéquation avec la culture de l’entreprise, confirme le PDG. Sinon, le salarié ne l’aurait pas choisie. » La confiance envers ses salariés est donc de mise pour procéder de la sorte.
Et, cette confiance traduit bien la nature du management qui est mené pour arriver à ce résultat.

Des plans de carrière en interne

« Pour nous, ce qui est primordial pour que la cooptation fonctionne, c’est que le salarié se sente bien dans l’entreprise », note Gérald Favre-Bonte. En ce sens, si la prime de cooptation est nécessaire, elle ne suffit pas. Le PDG insiste sur l’importance de la reconnaissance, par la direction, de l’investissement du salarié dans le projet de l’entreprise. Il explique : « Nous essayons d’être toujours disponibles, à l’écoute. » L’enjeu étant que le salarié donne envie à son réseau de travailler avec lui, au sein de la société. Pour ce faire, Seriacom développe également les plans de carrière en interne, avec le développement des promotions, « chaque fois que cela est possible », poursuit Gérald Favre- Bonte.

Autres moyens mis en oeuvre par la société : un Plan d’épargne d’entreprise (PEE), une cellule de formation ou encore l’organisation d’événement conviviaux (soirées, ski, karting, etc.) Le PDG illustre sa conception du management : « Si demain il y a une soirée au sein de l’entreprise, j’y participe pleinement. » Autant d’éléments destinés à créer une culture d’entreprise attractive.

Cooptation de conjoint

Et la méthode semble fonctionner. « Lorsque nos salariés partent, ce n’est pas pour rejoindre une autre SSII, mais pour se faire embaucher par un client ou pour travailler à l’étranger », atteste Gérald Favre-Bonte. Ce dernier évoque même le cas de collaborateurs ayant coopté leur femme. Et, le procédé présente des avantages certains : réduction des délais, des frais et des erreurs de recrutement, en premier lieu. Optimiste sur l’avenir proche de la société, le PDG envisage une cinquantaine de recrutement pour l’année 2008, avec l’ouverture, notamment, d’une agence à Lyon dès le 1er février. Pour maintenir la motivation et l’investissement de ses salariés, Gérald Favre-Bonte évoque la possibilité d’offrir un voyage au collaborateur qui aura le plus coopté en 2008. De quoi susciter motivation, mais également concurrence, entre les collaborateurs.

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